Pour qu’écrire redevienne un plaisir.

Pour qu’écrire redevienne un plaisir.

La rééducation

en finir avec les difficultés d'écriture

Pour qui ?

Les enfants, adolescents ou adultes qui rencontrent des difficultés avec leur écriture : tenue de crayon inadaptée, écriture peu ou pas lisible, manque de fluidité, lenteur, douleurs, manque de soin, rejet de l’écriture, prise de notes pas efficace, préparation de concours,
nécessité de changement de main…

en finir avec les difficultés d'écriture

Pourquoi ?

La rééducation en écriture répond à plusieurs situations: apprendre ou réapprendre à écrire, écrire malgré un handicap, bien tenir son stylo,
ne plus avoir mal, écrire plus vite,
écrire plus lisiblement, en finir avec les remarques négatives sur son écriture, aimer son écriture, retrouver le plaisir d’écrire…

en finir avec les difficultés d'écriture

Comment ?

En restaurant le geste de l’écriture par des exercices pratiques. Il ne s’agit pas de réaliser des lignes d’écriture, c’est la qualité du geste qui est travaillée pour gagner en efficacité. Pour les enfants, l’accompagnement d’un parent est indispensable, durant les séances et à la maison pour réaliser des petits exercices quotidiens.

Comment ça marche ?

une méthode personnalisée :
– des exercices conçus en fonction des besoins et des difficultés rencontrées
– des exercices adaptés à chaque difficulté observée

5 à 8 séances en moyenne au rythme d’une séance d’environ 1 heure au cabinet toutes les 3 ou 4 semaines.

un travail d’équipe : rééducatrice, enfant et parent participent à la réussite de la rééducation.

10 à 15 minutes d’entrainements quotidiens à la maison entre les séances au cabinet pour progresser vite.

La rééducation en écriture (ou grapho-pédagogie) permet de rééduquer le geste graphique défectueux afin de remédier aux troubles de l’écriture.

Il ne s’agit pas de faire faire du graphisme ou des lignes d’écriture mais des exercices pratiques qui permettent de restaurer les gestes fondamentaux de l’écriture pour les rendre efficaces sans jamais séparer la composante motrice (le geste), de la composante symbolique (le son) et de la composante sémantique (le sens).

Une méthode qui s’adapte à tous de la maternelle à l’âge adulte.

Qui suis-je ?

Anne Mialle Grapho-pédagogue

Anne Mialle

Enseignante en primaire depuis 2002, je me suis toujours intéressée à l’apprentissage de l’écriture. J’ai expérimenté différentes méthodes. Pour compléter ma formation initiale, j’ai choisi de suivre une formation de rééducatrice en écriture auprès de l’association 5E (Enseignement de l’Ecriture pour Elèves, Etudiants et Enseignants). Je suis membre du réseau des rééducateurs indépendants.

Où me trouver ?

Anne Mialle

Les gestes des lettres

24 boulevard Gergovia

63000 Clermont-Ferrand

Le cabinet

Vos questions

Si le but est commun, la méthode diffère. Le graphothérapeute établit un bilan et propose des séances hebdomadaires au cabinet, sans le parent, sur une longue durée. Son approche est basée sur la psychologique. La graphothérapie se veut « thérapie par l’écriture » et cherche à agir en amont, s’interroge sur les profondes de la dysgraphie.

La graphopédagogue se focalise sur le geste graphique et sur son apprentissage sans chercher à analyser l’écriture du point de vue de la graphologie ni à faire de travail psychologique. Le nombre de cours est limité puisque l’enfant ou l’adulte se rééduque chez lui en suivant les exercices et les indications de la rééducatrice.

Une rééducation moyenne dure entre 5 et 8 cours et dépasse rarement 10 cours. Chaque séance d’une heure coûte 60 €.

Tout dépend des difficultés de l’élève et de son degré d’implication. Si les exercices sont faits avec sérieux et assiduité, les résultats sont visibles au bout de quelques cours. Néanmoins, les enfants qui ont des difficultés particulières (dyspraxie, dysgraphie, troubles de l’attention…) ont besoin de plus de temps mais obtiennent de réels progrès.

Dès qu’un enfant a l’âge de tenir un crayon en main, on peut lui apprendre à bien le tenir. Si votre enfant a des difficultés, il ne faut pas hésiter à faire une ou deux séances juste pour travailler la tenue du crayon dès 4 ans.

En ce qui concerne l’écriture cursive proprement dite, elle est normalement enseignée à partir de la Grande Section de maternelle. C’est souvent le bon moment pour intervenir si de mauvaises habitudes sont en train d’être prises, tant dans la tenue du crayon que dans la formation des lettres.

Il n’y a pas d’âge limite pour rééduquer son écriture. Les adultes font d’excellentes rééducations, car ils sont très motivés ! Sauf dystonie ou handicap, les rééducations d’écritures d’adultes sont généralement plus courtes que le rééducations d’enfants : 3 à 4 séances suffisent la plupart du temps à (re)trouver un geste fluide et une écriture correcte.

Absolument. Si vous n’avez pas la possibilité de travailler ou de faire travailler votre enfant quotidiennement, les résultats de la rééducation ne pourront être que décevants. Il n’existe pas de baguette magique !

En effet, il faut du temps et un entraînement journalier pour que le geste d’écriture correct se mette en place de manière définitive et automatisée. L’écriture est un programme complexe, qui met en jeu de nombreuses habiletés. La compréhension intellectuelle ne suffit pas, il faut répéter le geste de manière quotidienne pour l’ancrer et pour qu’il puisse ensuite s’accomplir de manière automatique, libérant le cerveau pour réfléchir au texte écrit et non au geste à réaliser.

Théoriquement, non. Si un gaucher a correctement appris à tenir son crayon et à placer sa feuille et son bras, il n’a pas de raison d’avoir plus de mal à écrire qu’un droitier.

Être gaucher ou droitier n’est pas une évidence pour tous. Lorsqu’il y a un doute concernant l’utilisation de leur main, je n’hésite pas à faire passer à l’enfant un test de latéralité. Et s’il faut changer de main nous pouvons envisager ensemble une relatéralisation.

Les lignes ne servent à rien si la tenue du crayon, la posture et le geste graphique lui-même ne sont pas corrigés. Cela risque au contraire de dégoûter de l’acte d’écrire… sans améliorer l’écriture.

On trouve dans le commerce de nombreux cahiers vendus comme préparant à l’écriture, à destination des enfants de 3 à 6 ans. Il faut se montrer très réservé avec ces ouvrages. En effet, ils présentent presque toujours plusieurs inconvénients majeurs :

Les polices de caractères utilisées ne permettent pas un geste fluide. On trouve, par exemple, des « cassures » dans les e ou dans les l, des traits d’attaque inutiles avant les lettres rondes, etc.

Il est demandé à l’enfant de repasser sur des pointillés, ce qui l’incite à faire bien attention pour ne pas dépasser, et installe bien souvent de la lenteur. L’enfant se soucie de ce qu’il voit, et pas du tout du geste à accomplir. Bien souvent, il s’y reprend à plusieurs fois pour tracer une seule lettre.

Parfois, la méthode elle-même incite à tracer une même lettre en plusieurs gestes, ce qui ne devrait être le cas que pour la lettre x ! On voit par exemple un simple « a » tracé en trois gestes différents : le trait d’attaque (inutile, puisque c’est la fin de la lettre qui précède), le rond (souvent tracé à l’envers par l’enfant, d’ailleurs), la canne.

De manière générale, ces cahiers incitent surtout à « dessiner » les lettres, ce qui ne prépare pas à l’écriture cursive proprement dite. Il vaut mieux laisser les jeunes enfants dessiner librement ! L’enfant exercera son habileté en dessinant par exemple une belle maison, s’appliquant à représenter tous les détails du toit, des volets, du chemin, du paysage…

Pour le premier apprentissage de l’écriture, le crayon est l’outil le plus adapté : il est facile d’emploi, permet de gommer en cas d’erreur, ne tache presque pas. Le crayon ne doit pas être trop gros pour les petites mains. La gaine triangulaire est souvent plus facile à prendre en main que la gaine ronde : les doigts glissent moins sur le crayon. Il existe des crayons de section triangulaire, avec divers systèmes antidérapants : picots proposés par Faber Castell Grip 2001, encoches par Stabilo Easy Grapho ou Lyra Groove Slim ou plus simplement Maped black’peps.

Si l’outil est bien tenu, il repose sur le pli qui sépare le pouce de l’index et est donc en position proche de l’horizontale. Cette position n’est pas compatible avec l’usage d’un stylo-bille, car la bille n’est pas en contact avec la feuille. L’usage du stylo-bille ordinaire oblige donc à tenir son stylo de manière plus verticale. Certains stylos adaptés – par exemple, les Schneider Slider Edge ou les Papermate Inkjoy – permettent une tenue plus horizontale.

Le stylo-plume est plus difficile à manier. Il peut être source de taches, ne pardonne pas une malposition, peut griffer et abîmer le papier. En revanche, quand il est bien tenu, il glisse de manière beaucoup plus agréable et rend un plus bel effet. Il présente également l’avantage de pouvoir s’effacer avec un effaceur d’encre. Les modèles sont extrêmement nombreux et permettent à chacun de trouver celui qui lui convient. Il existe des modèles spéciaux pour débutants – par exemple Faber Castell Scribolino ou Lamy ABC, ou encore Pelikan Griffix.

Les rollers glissent très facilement sur le papier et sont aisés à manier. Ils ont souvent une écriture un peu épaisse et ne permettent pas une souplesse d’écriture aussi importante que la plume. Leur prise en main est cependant beaucoup plus facile. Il existe des modèles ergonomiques, comme le Schneider Breeze le Stabilo Easy Original.

Avant tout, le choix d’un outil d’écriture est très personnel. Dans le cadre de la rééducation, je propose aux élèves d’essayer plusieurs modèles pour choisir celui qui leur convient. Je mets à leur disposition une douzaine de modèles différents pour qu’ils puissent les prendre en main. Ce choix peut rarement être fait en tout début de rééducation, car il faut d’abord automatiser une prise en main correcte de l’outil avant de choisir le stylo le plus adapté.

Attention : certains modèles — Lamy, gamme Stabilo Easy, Faber Castell éducatif — proposent des modèles différents pour droitier et pour gaucher.

Il s’agit d’un test développé par Marguerite Auzias, Maitre de Recherche à l’INSERM, sous la direction de Julian de Ajuriaguerra. Ce test constitué de 20 items, permet d’évaluer la préférence manuelle. Ce test cote des actions innées ou acquises et permet d’établir un Quotient de Latéralité.

Le changement de main, lorsqu’il est évident, se fait en général très rapidement. C’est l’enfant qui décide du moment opportun pour changer de main en classe. Rien n’est imposé. Lorsque l’enfant se sent prêt, rassuré, et qu’il sait qu’il va pouvoir écrire sans douleur et lisiblement ses premiers mots.

Il faut généralement prévoir une dizaine de séances pour relatéraliser un enfant de primaire.

Lorsque le changement de main fait suite à un accident entrainant la perte de l’usage de sa main scriptrice, cela peut prendre plus de temps mais la motivation permet d’excellents résultats.

Quand la position utilisée pour écrire est inconfortable, la répétition du geste peut entraîner une douleur au niveau de la main, du poignet, voire de l’épaule. Cette douleur peut devenir de plus en plus importante, au point d’engendrer parfois une réelle incapacité à écrire.

Dans certains cas, une véritable dystonie s’installe, avec parfois des mouvements anormaux incontrôlables par la personne. Cette dystonie ne se manifeste que lorsque la personne veut écrire, la main étant capable de réaliser toutes les autres tâches du quotidien. On l’appelle donc dystonie fonctionnelle ou crampe de l’écrivain.

Les médecins et kinésithérapeutes peuvent soulager la douleur, mais ne peuvent pas agir sur sa cause ; dès que la personne recommence à écrire, la douleur revient, et son intensité augmente avec le temps. Si elle devient trop importante, des injections de toxine botulique peuvent soulager le patient, mais ont pour inconvénient de diminuer la tonicité de la main.

Il est souvent possible de rééduquer une personne souffrant de la crampe de l’écrivain. La rééducation visera à déprogrammer les mouvements nocifs, générateurs de la douleur, et à reprogrammer à leur place des mouvements ne générant pas de tension. C’est par la correction de la posture, des tensions musculaire et du geste d’écriture que la zone douloureuse sera progressivement soulagée. Ces rééducations sont toutefois parfois plus longues qu’une rééducation ordinaire.

Les PAI sont destinés à des élèves en situation de handicap ou atteints de maladies. La dysgraphie peut être considérée, au niveau scolaire, comme un handicap. C’est pourquoi il est possible d’obtenir des aménagements en classe pour un enfant dysgraphique : les enseignants devront par exemple photocopier les leçons pour lui, du temps supplémentaire sera prévu aux examens, parfois on proposera d’abandonner complètement l’écriture manuscrite et de donner à l’élève un ordinateur lui permettant de noter ses cours et de passer ses évaluations et examens.

Cette manière de faire, si elle est peut être nécessaire, me semble parfois plus relever d’un renoncement que d’une véritable solution.

L’élève se voit catalogué « handicapé », ce qui n’est pas toujours facile à vivre. Certains établissements sont réticents à mettre en place les aides nécessaires — bien des parents parlent de parcours du combattant pour faire reconnaître la nécessité d’une aide à leur enfant. Le problème se posera à nouveau à chaque changement d’établissement et plus tard dans l’enseignement supérieur. Si un jour le jeune veut passer des examens universitaires ou des concours, l’impossibilité d’écrire à la main sera un obstacle encore plus difficile à surmonter.

Il me semble donc essentiel de tenter de restaurer une écriture manuscrite correcte le plus tôt possible. Si l’enfant n’est « que » dysgraphique et n’est ni dyspraxique, ni atteint d’une maladie empêchant la mobilité des doigts, une rééducation bien menée peut lui permettre en quelques mois de surmonter ses difficultés et d’écrire « comme tout le monde » à l’école, au collège ou au lycée. Les étudiants que je reçois témoignent de leur soulagement en étant à nouveau capable de composer à l’écrit lors de leurs examens.

Toutefois, si votre enfant est véritablement dyspraxique ou porteur de handicap, un passage sur ordinateur est sans doute nécessaire. Il faut savoir qu’en général, il faut compter un à deux ans de séances hebdomadaires d’ergothérapie pour que l’élève apprenne l’utilisation de l’ordinateur. Il peut être intéressant de travailler en parallèle l’écriture manuscrite, pour ne pas qu’elle régresse et conserver une autonomie dans la vie quotidienne.

Oui, les enfants autistes peuvent faire d’importants progrès en écriture grâce à la rééducation. Toutefois, les résultats peuvent être plus longs à observer.

Pour que la rééducation puisse avoir lieu, il faut que l’enfant soit capable d’une certaine concentration. S’il n’est pas capable de rester assis plusieurs minutes consécutives, le travail sur l’écriture est prématuré. De même, il faut également que l’enfant ait un certain niveau de langage et des bases en lecture pour comprendre la raison d’être de l’écriture. Si votre enfant ne s’exprime pas par oral et n’a pas du tout compris la fonction de l’écrit, là encore, il vaut mieux travailler en amont avant d’aborder l’écriture.

Lire cet article de ma collègue Anne-Gaël Tissot : Un élève autiste dans la classe : ce qu’il faut savoir sur l’écriture des autistes

Acquérir une écriture cursive est possible pour la plupart des enfants trisomiques mais l’apprentissage sera plus long et lus difficile que pour d’autres enfants.

Favorisez le travail côte à côte pour éviter l’effet miroir qui augmente l’emploi de la main gauche chez l’enfant trisomique, et installe ainsi des troubles de la latéralité. Faites travailler quotidiennement les doigts de votre enfant dès 2 ans pour lui permettre, un jour, d’écrire…

Nombreux sont les enfants précoces qui rencontrent des difficultés en écriture.

Une graphopédagogue peut répondre à leurs besoins spécifiques. Les cours individuels les éclairent sur l’enjeu d’une rééducation et permet de répondre à leurs questions en les impliquant totalement dans le processus. Lire cet article de ma collègue Anne-Gaël Tissot : www.sos-ecriture.fr

L’écriture scripte est souvent choisie par les élèves de fin d’élémentaire ou de début de collège lorsqu’ils souhaitent personnaliser leur écriture. Pourtant l’écriture scripte peut devenir un réel frein si elle n’est pas utilisée à bon escient.

L’écriture scripte est une écriture où chaque lettre est formée pour elle-même, sans être attachée à la précédente où la suivante. Elle s’oppose à l’écriture cursive (du latin   « currere » : courir) qui présente une simplification du tracé pour une liaison des lettres entre-elles.

L’écriture scripte, de par le nombre de levées de crayon qu’elle impose, est donc lente. Je prends souvent l’image de la ville et de l’autoroute pour l’expliquer aux enfants : plus il y a de feux rouges, et moins il est possible de rouler rapidement. Plus il y a de levées de crayon et moins il est possible d’écrire rapidement !

Au premier abord, les ados sont souvent réticents à revenir vers la cursive. Ils craignent de retrouver une écriture qu’ils ont souhaité abandonner car trop « bébé »… Le but de la rééducation est alors de rattacher les lettres à bon escient pour gagner en vitesse mais sans perdre en personnalisation.

Malheureusement pas pour le moment, le cabinet est situé au premier étage d’un bâtiment dépourvu d’ascenseur.

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12/12/2018
Traits de plume

Que de magnifiques progrès 👏🏻

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